• Une mauvaise blague

     

     

    Dans l'entre-deux tours des présidentielles 2017, la France se divise entre les pro, anti et ni-ni Macron ou Le Pen. Le premier se voit reproché son appartenance au gouvernement Hollande, sa détermination à ouvrir les magasins le dimanche et son ambition à approfondir dès que possible la loi travail votée malgré la volonté du peuple. La seconde se voit accusée d'être l'héritière de son père, d'attiser la haine entre les français et de vouloir revenir au franc. Sans refaire un débat sur tous ces thèmes que chacun étudie et juge afin de voter en son âme et conscience le 07 mai, un point supplémentaire devrait être soulevé maintenant en urgence. Il serait temps que les candidats s'expriment sur la condition féminine.

     

    Pourquoi l'ONU (Organisation des Nations Unies) vient-elle de désigner l'Arabie Saoudite comme membre de la Commission des Droits de la Femme ? Dans le contexte actuel, cette information primordiale ne suscite aucune réaction alors que les anti-Le Pen osent lui reprocher de ne pas défendre la cause féminine et de vouloir la fin de l'IVG, tandis que les anti-Macron s'offusquent lorsque ce dernier reproche à un ouvrier de porter un T.shirt au lieu d'un costume. Qu'attendent tous ces gens – ainsi que les deux candidats à la présidentielle d'ailleurs – pour s'attaquer aux vrais dangers et s'insurger contre l'ONU qui se moque du monde, et de toutes les femmes en particulier ? La France agresse, insulte dans les rues ; elle veut l'Europe, elle n'en veut pas ; elle crie à la liberté, elle ne s'offusque pas quand des institutions d'ici ou d'ailleurs la restreigne ; cette France a été vendue par ses dirigeants précédents et actuels, tous partis confondus, au nez et à la barbe du peuple et surtout au détriment des femmes.

     

     L'ONU, une institution pour rapprocher les peuples

     

     L'Organisation des Nations Unies a été créée le 26 juin 1945. Cinquante et un pays ont signé la Charte des Nations Unies mais seuls cinq états sont permanents et disposent d'un droit de veto : la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Chine et la Russie. En 2010, l'ONU crée ONU Femmes, pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes. Oser choisir, sept ans plus tard, pour jouer un rôle au sein de la Comission des droits de la femme, un pays qui interdit à ses habitantes de conduire, qui les met sous tutelle continuelle de leur naissance à leur mort, devrait susciter un séïsme mondiale. Se comptera-t-il au moins des femmes face à ces hommes pour contrer leur misogynie malsaine ? Ou Madame Phumzile Mlambo-Ngcuka, directrice exécutive de ONU Femmes, leur reconnaît-elle une légitimité insupportable ?

     

     Les femmes ne doivent pas baisser la garde

     

    Les Femen, poitrines à l'air, tellement virulentes pour aller perturber un meeting de Marine Le Pen, un office religieux dans une église, demeurent silencieuses lorsqu'il s'agit de défendre les libertés individuelles de chacune d'entre nous.

     

    Le mutisme de Laure Adler, Elisabeth Badinter, ainsi que des chiennes de garde, pèse lourd au coeur de la France et hormis celles-ci, aujourd'hui, aucune voix féminine parmi les plus jeunes, féministe et médiatique, ne s'élève pour nous avertir des dangers guettant les femmes.

     

     Le pire ne ressemble à rien 

     

    Mais l'Arabie Saoudite n'est pas le seul pays membre de cette Commission des droits de la femme qui pose problème. S'y trouvent également d'autres champions de la répression féminine, dont l'Algérie, le Ghana, l'Irak, le Japon, etc... Une telle élection s'avère d'autant plus déplorable que l'IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques) relève une généralisation des attitudes conservatrices au détriment des femmes même si, paradoxalement, elles font des études et accèdent plus facilement au monde du travail.

     

    Il est à espérer que les Françaises, comme les Européennes, ne se laisseront jamais spolier de leurs droits acquis si chèrement depuis à peine un siècle. Des hommes tentent un retour en arrière sournois, par des voies diplomatiques internationales. Grâce au Dieu Fric et à la déesse Tolérance, ils avancent doucement et sûrement, s'immisçant jusque dans des institutions jusque là protectrices et intègres. Le monde devient fou et, si la machine s'emballe, la répression surgira à nouveau et les femmes appartiendront au nombre des premières victimes.

     

    Une mauvaise blague

     

     

     

     

     

     


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