Quand on a la vie devant soi, on ne songe pas à la mort.
Mais quand on est censé l'avoir devant soi la vie, mais qu'elle joue avec nous et notre corps depuis l'enfance, on y songe malgré tout.
Lorsqu'il faut se soigner à un âge où les autres font les fous, passent des nuits blanches et rempilent les journées sans ressentir la fatigue outre-mesure, on éprouve de l'injustice et une force de vivre plus forte que la leur.
Quand on n'ignore pas que ses jours sont comptés, qu'il faudra rendre son dernier souffle plus rapidement que la moyenne, on court après le temps de peur qu'il ne nous lâche.
On vit son destin à un rythme fou, on avance à une allure infernale, on savoure ses petites victoires, ses petits défis.
On fait la sourde oreille sur la souffrance, au pire on la baîllonne à coups de médicaments anti-douleurs, et on court, vite, vite...
Et puis vient le jour où l'on se sent fatigué, on s'arrête, on parle de prendre une année sabbatique. Pour pouvoir mieux revenir plus tard...
Mais on n'ira pas plus loin, la faucheuse débarque, prête à nous entraîner à sa suite. Trop tôt. Prématurément. Injustement.
On a vingt-trois ans, quarante-sept ans, cinquante-deux ans, parfois moins, parfois plus. Trop jeune ou pas assez vieux pour partir déjà. On se bat contre une muscoviscidose, un cancer, n'importe quelle saloperie. On perd, on gagne, on désespère, on s'accroche, on pleure, on rit.
On vit.
Vous appartenez à mon jardin secret, je vous aime, je vous admire, je vous soutiens, je prie pour vous.
Vous vous reconnaîtrez.
Publié par Sarvane à 09:53:50 dans Actualité | Commentaires (3) | Permaliens
Le samedi 24 et le dimanche 25 mars, je me rendis au Salon du Livre, non pas comme lectrice, mais de l'autre côté du rideau, en tant qu'écrivain. Je connaissais déjà les lieux mais immédiatement, j'ai été saisie par l'immensité du lieu et surtout par un effet de foule qui m'étourdira durant les deux jours. Je rejoignis Pietra Liuzzo, mon éditrice, ainsi que toute l'équipe de la Cité des Livres, dont ELEF est le distributeur-diffuseur. L'ambiance s'avérait sympathique et détendue, et durant mes deux séances dédicaces en matinée de 10h à 12h, je discutai davantage que je ne signai de livres durant ces deux heures, mais comme les dessous du monde littéraire sont intéressants !
L'après-midi du samedi, je me promenai dans les interminables allées, passant d'un stand à l'autre. Au fil de mes errances littéraires, je reconnaissais les noms de certaines maisons d'édition et d'écrivains, pas forcément les plus célèbres, mais beaucoup croisés sur Internet.
Parmi les plus connus, l'agacement m'a saisi à constater l'engouement des foules pour les autobiographies de vedettes telles que Françoise Fabian, Micheline Presles, Roger Hanin, Hervé Vilard, François de Closets, Claude Sérillon. Heureusement, quelques « vrais » écrivains de renom se tenaient quand même là ! L'extra-terrestre Amélie Nothomb, avec un immense et haut chapeau rouge, et surtout, assis face à une file interminable,
Marc Lévy, humble et sympathique. Ma photographe attitrée a réussi à le cadrer, mais sans moi auprès de lui, hélas ! Je pourrais citer des écrivains indiens, des auteurs de mangas, mais comme je n'y connais rien ni personne, je me contenterais de signaler qu'ils ont eux aussi des lecteurs captivés par leurs stands.
Et j'en oublie... et j'en ai raté...
Dimanche matin, encore moult discussions professionnelles, mais également avec des lecteurs qui prennent le temps de s'arrêter, feuilleter, poser des questions. Tous n'achètent pas, tellement le choix s'avère immense, mais je distribue des marque-pages « D'amer et d'amour », ainsi que diverses publicités concernant des auteurs méritants d'être reconnus ! Après tout, une fois rentrés chez eux, peut-être alors les gens prendront-ils le temps de lire la documentation amassée, et peut-être qu'ils iront sur mon blog consacré à des écrivains « sous-médiatisés » et joueront le jeu en commandant le livre de l'un d'entre eux, ou alors ils se souviendront de notre brève conversation, de la couverture de mon livre, d'un petit détail qui pourrait faire la différence et donner envie de connaître davantage l'écrivain que je suis.
Il ne faut pas venir dans ce salon en imaginant réaliser un paquet de ventes.
Il s'agit plus justement de se rendre compte à quel point si l'édition est difficile, c'est que l'offre s'avère bien trop conséquente à la demande. Et puis cette manifestation permet de rencontrer des professionnels importants pour la reconnaissance d'un livre (libraires, médias, etc...).
Un excellent souvenir donc, ce premier salon effectué en tant qu'auteur exposant. Une expérience que je réitèrerais avec plaisir l'année prochaine !
Publié par Sarvane à 11:23:34 dans Actualité | Commentaires (6) | Permaliens
Si vous aimez le théâtre et les chansons de Georges Brassens, alors le spectacle original de Jean-Michel devrait vous plaire.
En novembre 2005, cet auteur, chanteur et guitariste interprètait son idole au Théâtre du Gymnase ; depuis, cet artiste passionné a créé deux créations théâtrales, toujours en hommage au chanteur disparu, au Théâtre Bourvil (Paris XIème). Le succès s'installe grâce au bouche à oreille ; quelques chaînes de télévision viennent lui offrir l'opportunité de se faire connaître d'un plus large public. En septembre 2006, ses spectacles séduisant de plus en plus de monde, le Théâtre Bourvil continue de lui faire confiance en le laissant créer sa dernière pièce « Elle est pour lui cette chanson ».
Depuis le début de l'année, ce professionnel présente son récital face au public tous les jeudis et samedis à 19h depuis le début de l'année jusqu'au 28 avril 2007 inclus. Mais son emploi du temps ne s'arrête pas là, des écoles, des associations, des comités d'entreprise font appel à son savoir-faire.
« Très bien », « A quand le prochain passage ? », « Très reposant », « Un grand moment de Brassens », « A voir », « Encore bravo ! », les spectateurs qui ont pu l'applaudir ressortent conquis de cette rencontre théâtrale.Publié par Sarvane à 10:49:39 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
J'aurais pu vous parler longuement de l'Abbé Pierre, de cette belle âme qui a voué sa vie au mieux-vivre de certains de ses congénères. Mais voilà, ce grand homme avait 94 ans. Et même si sa mort est un évènement très grave, très triste, ce n'est pas de lui dont je veux vous entretenir maintenant. Moi, je voudrais rendre hommage à un jeune homme de 23 ans, détruit par la violence et la haine gratuites, il y a un an.
Que faisiez-vous il y a un an, le 21 janvier 2006 ? Evidemment vous ne vous en rappelez plus. Vous viviez normalement.
Pour lui aussi, ce jour-là, tout avait démarré de façon ordinaire. Il avait travaillé toute la journée. Il se sentait spécialement heureux car il devait passer la soirée avec une fille. Tout allait bien...
La fille lui a donné rendez-vous au sud de Paris. Confiant, il grimpé dans sa voiture et direction la banlieue. Ils discutent de tout et de rien, doux jeu de l'approche... Les voici arrivés à destination, elle se gare et descend. Le jeune homme aussi. Et là, sa vie bifurque en un quart de seconde. Des hommes l'abordent tandis que la fille s'enfuit à vive allure. Ils le cognent, le maîtrisent puis il atterrit sur le sol d'un appartement. Ils le ligotent, lui bandent les yeux et les coups pleuvent, n'importe où, violents, imprévisibles, innombrables.
Ce 21 janvier 2006, il a dû se demander pourquoi lui. Il a dû trembler, pleurer, supplier pour qu'ils le laissent en paix.
Mais son calvaire ne faisait que commencer... Jusqu'au 13 février...
Cinq délinquants dont un mineur, âgés entre 17 et 27 ans vont s'acharner sur lui durant trois semaines. Pendant vingt-quatre jours, ils vont lui fait vivre l'horreur à l'état pur. Leur excuse ? Leur défense ? obéissance aveugle face au chef de ce complot lamentable.Publié par Sarvane à 15:46:59 dans Actualité | Commentaires (4) | Permaliens
Le mois de décembre, c'est le mois où l'on attend de chacun d'entre nous davantage d'attention envers les laissés pour compte d'une société où la misère peut nous tomber dessus sans crier gare.
Evidemment, des râleurs diront que c'est à longueur d'année qu'il faut se sentir solidaire, non pas ponctuellement. Je suis d'accord. Mais malgré tout, autant participer, quand on voit autant de bénévoles se dévouer ! ne pas rester en marge d'une manifestation où le cœur, pour une fois, mène la danse...
Aujourd'hui, je viens vous parler du Téléthon via internet et les internautes. Deux sites pour pratiquez l'entraide de manière différente, ou les cumulez si vous le désirez :
Nous savons tous la chance qui est la nôtre et combien la santé est un bien précieux et fragile. Demain cela pourrait nous arriver. Demain nous pourrions avoir besoin que la recherche avance pour nous faire aller mieux. Voilà pourquoi je donne chaque année au Téléthon, y participe quelquefois activement, plébiscite des actions pour vous les indiquer.
Amour et soutien pour tous !
Publié par Sarvane à 11:26:48 dans Actualité | Commentaires (2) | Permaliens
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