Un accident de voiture, un jeune homme de dix-neuf ans désarticulé conduit aux urgences, la famille qui ne sait rien et attend que l'on lui dise ce qu'il en est.
Une descente aux enfers sur trois longues années. Marie Humbert aurait pu continuer sa vie durant à s'occuper de son fils. L'amour incommensurable qu'elle lui vouait était inaltérable. Mais pour Vincent, ce n'était pas concevable. Du moment où les médecins lui annoncent que son état n'évoluera plus, il décide de mourir. Oui, mais comment quand on est aveugle, muet, paralysé ? Son unique lien avec les autres, c'est un pouce, un pouce pour communiquer avec sa mère, dicter des lettres pour le Président de la République, crier son désir de mort à la face du corps médical. Sa mère ne veut pas. Elle tentera de le raisonner, reculera l'échéance autant que possible.
S'il faut une loi pour l'euthanasie, c'est celle-ci : que les patients pour lesquels la médecine ne peut plus rien, pour qui la fin de vie consistera en un calvaire de tous les instants, alors, pour ceux-là, qu'on leur laisse leur dignité, le droit de rester maître de leur destin jusqu'au bout.
Car c'est bien là le cas de conscience posé. La France ne permet pas l'euthanasie et aucune loi n'autorise un médecin à exécuter la volonté d'un patient incurable et qui souhaite mourir.
Une loi humaine qui éviterait qu'une maman soit amenée à achever de ses mains la vie de son enfant : http://www.loi-vincent-humbert.com/
Publié par Sarvane à 16:24:41 dans Actualité | Commentaires (4) | Permaliens
Je l'attendais ce dernier tome des aventures de Harry Potter ! j'avais réservé mon exemplaire chez ma libraire préférée, et hier matin, j'y étais dès l'ouverture. Ensuite, ce fut lecture non stop toute la journée.
Mais sachant que j'allais me replonger dans l'univers du sympathique sorcier pour la dernière fois, j'ai décidé de me freiner, de le lire sans le dévorer. De prendre mon temps. J'ai donc sans rechigner poser mon livre au moment des repas, accepter une invitation improvisée en fin d'après-midi et récupérer mes enfants à la sortie des classes dans la foulée. Ensuite, j'ai goûté avec eux, en discutant de nos projets pour les vacances qui démarraient.
Enfin, j'ai eu ma soirée au lit... mais à minuit trente, j'étais crevée et en plein dénouement j'ai choisi d'interrompre ma lecture plutôt que de la survoler en état d'endormissement. Et ce matin, dès huit heures, j'achevais les aventures palpitantes de Harry.
J.K. Rowling est une conteuse hors pair. Et son histoire n'est pas qu'une simple histoire de sorciers et de magie. C'est aussi une façon détournée de nous parler de sa philosophie personnelle de la vie, comment tout est une question de bon ou mauvais choix pour forger son propre destin, comment traverser les épreuves malgré les coups bas ou les coups durs, malgré la perte d'un proche, grâce aux souvenirs et à la trace d'amour qu'ils ont laissé en nous, grâce aussi à ceux qui restent et nous soutiennent.
J'ai adoré jusqu'au bout. J'ai été tenue en haleine jusqu'au bout. Je n'aurais pas voulu une fin différente.
Cependant, en y réfléchissant, j'aurais bien quelques questions à poser :
1/ Quel métier exerce notre ami Harry ? Est-t-il un Auror selon ses propres souhaits ?
2/ De même, qu'en est-il de Hermione et Ron ?
2/ Que devient la famille Dursley ? Et Georges Weasley ?
Pas de doute, il nous faudrait une suite...
Publié par Sarvane à 11:17:37 dans Actualité | Commentaires (2) | Permaliens
Puisque la poésie et la nouvelle ne se vendent pas, j'ai décidé de les mettre en ligne pour vous les offrir.
Voici donc "L'inégal combat" et "En vrac", que j'agrémenterai d'un texte chaque mois jusqu'au mot fin.
N'hésitez pas à laisser vos commentaires à chaque passage. J'ai envie d'avoir vos avis !
Publié par Sarvane à 09:53:37 dans Actualité | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par Sarvane à 11:42:13 dans Actualité | Commentaires (6) | Permaliens
Quand on a la vie devant soi, on ne songe pas à la mort.
Mais quand on est censé l'avoir devant soi la vie, mais qu'elle joue avec nous et notre corps depuis l'enfance, on y songe malgré tout.
Lorsqu'il faut se soigner à un âge où les autres font les fous, passent des nuits blanches et rempilent les journées sans ressentir la fatigue outre-mesure, on éprouve de l'injustice et une force de vivre plus forte que la leur.
Quand on n'ignore pas que ses jours sont comptés, qu'il faudra rendre son dernier souffle plus rapidement que la moyenne, on court après le temps de peur qu'il ne nous lâche.
On vit son destin à un rythme fou, on avance à une allure infernale, on savoure ses petites victoires, ses petits défis.
On fait la sourde oreille sur la souffrance, au pire on la baîllonne à coups de médicaments anti-douleurs, et on court, vite, vite...
Et puis vient le jour où l'on se sent fatigué, on s'arrête, on parle de prendre une année sabbatique. Pour pouvoir mieux revenir plus tard...
Mais on n'ira pas plus loin, la faucheuse débarque, prête à nous entraîner à sa suite. Trop tôt. Prématurément. Injustement.
On a vingt-trois ans, quarante-sept ans, cinquante-deux ans, parfois moins, parfois plus. Trop jeune ou pas assez vieux pour partir déjà. On se bat contre une muscoviscidose, un cancer, n'importe quelle saloperie. On perd, on gagne, on désespère, on s'accroche, on pleure, on rit.
On vit.
Vous appartenez à mon jardin secret, je vous aime, je vous admire, je vous soutiens, je prie pour vous.
Vous vous reconnaîtrez.
Publié par Sarvane à 09:53:50 dans Actualité | Commentaires (3) | Permaliens
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