Publié par Sarvane à 11:42:13 dans Actualité | Commentaires (6) | Permaliens
Quand on a la vie devant soi, on ne songe pas à la mort.
Mais quand on est censé l'avoir devant soi la vie, mais qu'elle joue avec nous et notre corps depuis l'enfance, on y songe malgré tout.
Lorsqu'il faut se soigner à un âge où les autres font les fous, passent des nuits blanches et rempilent les journées sans ressentir la fatigue outre-mesure, on éprouve de l'injustice et une force de vivre plus forte que la leur.
Quand on n'ignore pas que ses jours sont comptés, qu'il faudra rendre son dernier souffle plus rapidement que la moyenne, on court après le temps de peur qu'il ne nous lâche.
On vit son destin à un rythme fou, on avance à une allure infernale, on savoure ses petites victoires, ses petits défis.
On fait la sourde oreille sur la souffrance, au pire on la baîllonne à coups de médicaments anti-douleurs, et on court, vite, vite...
Et puis vient le jour où l'on se sent fatigué, on s'arrête, on parle de prendre une année sabbatique. Pour pouvoir mieux revenir plus tard...
Mais on n'ira pas plus loin, la faucheuse débarque, prête à nous entraîner à sa suite. Trop tôt. Prématurément. Injustement.
On a vingt-trois ans, quarante-sept ans, cinquante-deux ans, parfois moins, parfois plus. Trop jeune ou pas assez vieux pour partir déjà. On se bat contre une muscoviscidose, un cancer, n'importe quelle saloperie. On perd, on gagne, on désespère, on s'accroche, on pleure, on rit.
On vit.
Vous appartenez à mon jardin secret, je vous aime, je vous admire, je vous soutiens, je prie pour vous.
Vous vous reconnaîtrez.
Publié par Sarvane à 09:53:50 dans Actualité | Commentaires (3) | Permaliens
Le samedi 24 et le dimanche 25 mars, je me rendis au Salon du Livre, non pas comme lectrice, mais de l'autre côté du rideau, en tant qu'écrivain. Je connaissais déjà les lieux mais immédiatement, j'ai été saisie par l'immensité du lieu et surtout par un effet de foule qui m'étourdira durant les deux jours. Je rejoignis Pietra Liuzzo, mon éditrice, ainsi que toute l'équipe de la Cité des Livres, dont ELEF est le distributeur-diffuseur. L'ambiance s'avérait sympathique et détendue, et durant mes deux séances dédicaces en matinée de 10h à 12h, je discutai davantage que je ne signai de livres durant ces deux heures, mais comme les dessous du monde littéraire sont intéressants !
L'après-midi du samedi, je me promenai dans les interminables allées, passant d'un stand à l'autre. Au fil de mes errances littéraires, je reconnaissais les noms de certaines maisons d'édition et d'écrivains, pas forcément les plus célèbres, mais beaucoup croisés sur Internet.
Parmi les plus connus, l'agacement m'a saisi à constater l'engouement des foules pour les autobiographies de vedettes telles que Françoise Fabian, Micheline Presles, Roger Hanin, Hervé Vilard, François de Closets, Claude Sérillon. Heureusement, quelques « vrais » écrivains de renom se tenaient quand même là ! L'extra-terrestre Amélie Nothomb, avec un immense et haut chapeau rouge, et surtout, assis face à une file interminable,
Marc Lévy, humble et sympathique. Ma photographe attitrée a réussi à le cadrer, mais sans moi auprès de lui, hélas ! Je pourrais citer des écrivains indiens, des auteurs de mangas, mais comme je n'y connais rien ni personne, je me contenterais de signaler qu'ils ont eux aussi des lecteurs captivés par leurs stands.
Et j'en oublie... et j'en ai raté...
Dimanche matin, encore moult discussions professionnelles, mais également avec des lecteurs qui prennent le temps de s'arrêter, feuilleter, poser des questions. Tous n'achètent pas, tellement le choix s'avère immense, mais je distribue des marque-pages « D'amer et d'amour », ainsi que diverses publicités concernant des auteurs méritants d'être reconnus ! Après tout, une fois rentrés chez eux, peut-être alors les gens prendront-ils le temps de lire la documentation amassée, et peut-être qu'ils iront sur mon blog consacré à des écrivains « sous-médiatisés » et joueront le jeu en commandant le livre de l'un d'entre eux, ou alors ils se souviendront de notre brève conversation, de la couverture de mon livre, d'un petit détail qui pourrait faire la différence et donner envie de connaître davantage l'écrivain que je suis.
Il ne faut pas venir dans ce salon en imaginant réaliser un paquet de ventes.
Il s'agit plus justement de se rendre compte à quel point si l'édition est difficile, c'est que l'offre s'avère bien trop conséquente à la demande. Et puis cette manifestation permet de rencontrer des professionnels importants pour la reconnaissance d'un livre (libraires, médias, etc...).
Un excellent souvenir donc, ce premier salon effectué en tant qu'auteur exposant. Une expérience que je réitèrerais avec plaisir l'année prochaine !
Publié par Sarvane à 11:23:34 dans Actualité | Commentaires (6) | Permaliens
J'ai vu le téléfilm « La dame d'Izieu » passé sur TF1 et cela fait deux jours que j'ai le cœur à l'envers. Je ressens toujours ce flottement le temps de me remettre de mes émotions, et là, je suis carrément hantée par cette femme courageuse et aimante qui tenta tout pour sauver un maximum de gamins.
Je connaissais la tragédie de cette colonie où des enfants juifs trouvaient refuge en attendant une fin hypothétique - et heureuse - de la guerre. J'ai eu l'occasion de suivre le procès de klaus barbie lorsqu'il fut diffusé en sa totalité sur la chaîne Histoire. Je me souviens encore des nombreux témoins qui racontèrent à la barre leur rencontre fatidique avec ce monstre qui détruisit leur vie et celle de leurs proches. Et Sabine Zlatin parla des enfants d'Izieu. Et je ne l'ai jamais oubliée non plus.
La télévision a parfois du bon, quand elle permet de nous montrer des faits qui, ainsi, ne tomberont pas dans l'oubli. Les acteurs servent humblement tous les protagonistes malheureux de cette tragédie. Les faits se rapprochent au plus près de la vérité.
Les enfants d'Izieu vivront éternellement. Vous pouvez même leur rendre visite dans l'Ain afin de frôler leurs âmes dans ce havre de paix où leurs derniers jours furent merveilleux.
Publié par Sarvane à 14:15:23 dans Télévision | Commentaires (0) | Permaliens
Les 24 et 25 mars prochains, je dédicacerai mon dernier livre au Salon du Livre, aux côtés de mon éditrice.
Evidemment c'est une joie même si je sais que je ne suis personne et qu'il n'y aura pas foule devant moi pour l'obtention d'un exemplaire dédicacé par mes petites mains...Et puis ce sera forcément le lieu de très belles rencontres avec des gens talentueux, qu'il s'agisse d'auteurs reconnus comme Françoise Chandernagor, Marc Lévy, Pierre Magnan, ou d'auteurs moins exposés comme Maryse Francoux, Céline Guillaume, Pietra Liuzzo.
Les auteurs cités, célèbres ou pas, seront en dédicace dans les mêmes moments que moi : que vous disais-je : la concurrence sera rude...
Publié par Sarvane à 19:09:24 dans Accueil | Commentaires (4) | Permaliens
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