Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Isabelle Ménétrier

Auteur, autrement

L'art de la critique | 13 décembre 2007

En novembre 2006, sortait mon recueil de nouvelles « D'amer et d'amour » chez Pietra Liuzzo Editions http://www.pietraliuzzo.fr/damerDamour.htm

Il y a donc un an, quasiment jour pour jour, je connaissais les premières impressions de lecteurs. Je me souviens de celles-ci, des bonnes comme des mauvaises. Et ce sont surtout sur ces dernières que je voudrais revenir aujourd'hui. Heureusement pour moi, je n'en compte que trois ! une féminine, deux masculines. Pour la femme, ses raisons évasives ne me permettent pas de m'étendre vraiment. J'en ai déduit à l'époque, qu'elle n'avait pas accroché aux thèmes abordés ni à la manière d'en parler. Pourquoi pas ? Je préfère encore ses raisons que celles avancées par ces messieurs. Pour l'un c'était « nul » sans appel et sans explication. Pourquoi pas ? Et pour le dernier... Ah ! le dernier !  

Il était venu m'avertir en ligne de la réception de mon livre, un samedi matin, vers 10h. A quatorze heures, il affichait déjà un commentaire sur son site. Quatre heures pour lire 400 pages. Soit. Si il l'avait vraiment lu, s'il avait vraiment étayé sa critique à partir de nouvelles ou de passages précis, s'il avait vraiment voulu émettre une critique et non pas critiquer tout court. Une dizaine de phrases pour me descendre sans s'appuyer sur quoi que ce soit, sans me citer un extrait. Après avoir lu ce pamphlet, j'en ai déduit que ce détracteur ne m'avait pas lu. Allez, parce qu'il a trouvé mon style imbuvable, je dirais qu'il a en parcouru les dix premières pages.

Critiquer c'est facile, rédiger une véritable critique sur un livre que l'on vient de finir, cela l'est moins ! Je le sais, c'est un art que je pratique sur mon blog Livres à découvrir. Quand je donne un avis, je l'explique, je m'appuie sur le livre que j'ai pris la peine de lire entièrement. Ah ! et puis je suis très classe, quand je n'ai pas aimé un auteur, je le passe sous silence. D'ailleurs, le trio cité ci-dessus n'est pas une poignée de lecteurs ordinaires. Il s'agit de trois écrivains en devenir. Suite à leurs remarques, j'ai voulu découvrir le dernier opus de chacun d'eux. Pour la femme, j'ai apprécié. Elle a même une critique sur mon blog. Il n'en a pas été de même pour les livres de ces messieurs. Pour l'un l'histoire est tellement bâclée, avec des personnages tellement caricaturaux et superficiels, c'en est insultant pour un lecteur. Et le second, c'est un tel fatras de fautes de syntaxes en tout genre, de lourdeurs dans la rédaction que c'en est également insultant pour un lecteur.

On dit que si la critique est aisée, l'art est difficile. Je ne me prétends pas « incritiquable », mais avec autant de virulence, par des personnes à ce point dénuées du moindre talent, je dois dire que je ne l'admets pas. A l'époque, parce que pour moi Internet est une détente, un loisir, je ne suis pas rentrée dans le jeu de la polémique. Et je ne le ferai pas aujourd'hui. Mais si un jour, vous êtes tentés d'acheter un bouquin dont la trame se situe en 1958 et 1970,  envoyez-moi un mail, je vous éviterais peut-être un achat inutile...      

Publié par Sarvane à 09:05:46 dans Promo | Commentaires (3) |

Education à 2 vitesses | 10 décembre 2007

 

VOYAGE EN ANGLETERRE (6èmes)
 

 Madame, Monsieur,
 Pour faire découvrir à nos élèves de 6ème quelques aspects de la vie anglo-saxonne, nous leur proposons un voyage dans le sud de l'Angleterre, aux dates suivants.....
 Prix du voyage : 330 euros, règlement en trois fois, soit :
110 euros avec votre coupon-réponse, pour jeudi 13 décembre,
110 euros pour le jeudi 31 janvier,
110 euros pour le jeudi 20 mars.
......
  

Ma réponse :

Madame, Monsieur, 

Je ne suis pas une contestataire. Je suis même plutôt un parent d'élève conciliant, ouvert et respectueux de l'école où vont mes enfants. Mais là, je ne peux demeurer ni impassible, ni silencieuse devant une telle ségrégation. Car c'est bien de cela qu'il s'agit.

A l'heure où la France râle devant un pouvoir d'achat trop lourd, une vie trop chère ; à l'heure où Noël pointe son nez et où les Français jonglent avec leur salaire moyen pour « quand même » pouvoir offrir une fête digne de ce nom à leurs enfants ; à cette heure-là donc, vous venez dire aux parents d'avancer 110 euros dans les cinq jours qui suivent. Vous nous prenez pour des « vaches à lait » ! Mais je suppose également que cela aidera à faire un tri, puisque, comme vous l'avez dit aux enfants sans le préciser dans votre note adressée aux parents, les places sont limitées, et que de toute façon, tous les élèves ne pourront pas être du voyage. Quel lamentable constat... Après une justice à deux vitesses, la santé à deux vitesses, l'école privée veut pratiquer l'ère de l'éducation à deux vitesses. Ce n'est pas cela que l'on attend de l'enseignement catholique ! où sont la notion de partage, de solidarité quand vous pratiquez une sélection par le « Dieu Fric » ?      

Et pour finir, je dirais qu'avant la quatrième, un voyage linguistique proposé à des sixièmes m'apparaît bien prématuré. Je doute que ces élèves ne soient capables de s'exprimer correctement dans une famille anglaise au bout d'à peine huit mois d'apprentissage de la langue. Sont-ils capables de demander où sont les toilettes, s'ils peuvent téléphoner à leurs parents, de dire qu'ils ont mal au ventre ou qu'ils ne savent plus retrouver leur chemin ?

Pour toutes ces raisons, ma fille ne fera pas ce séjour. Et durant la période où une partie de ses camarades s'en iront outre-manche, elle ne viendra pas grossir les rangs d'une classe temporaire qui devrait bosser pendant que d'autres s'amuseront. Elle restera à la maison où je me chargerai personnellement de ses devoirs. Dans toutes les matières y compris l'Anglais.

Publié par Sarvane à 11:19:54 dans Accueil | Commentaires (4) |

Ecrire comme il me plaît | 06 décembre 2007

Je viens de publier chez In Libro Véritas, un recueil de poésies. J'offre non seulement sa lecture en ligne mais également la possibilité de le télécharger gratuitement. La poésie m'est un plaisir. A lire autant qu'à écrire. 

En cette période de Noël, à ceux d'entre vous, amateurs de rimes, j'offre mes mots : http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre12487.html

Et si vous voulez participer financièrement au téléthon, joignez l'utile à l'agréable : mon recueil de poésies "Interdit aux plus de seize ans", 5 EUROS (frais d'envoi offerts), le fruit des ventes entièrement reversé au Téléthon. Pour me le commander, contactez-moi par mail en précisant en obj : TELETHON : isabellemenetrier@orange.fr

Dédicace assurée !      

 

Publié par Sarvane à 10:53:56 dans Promo | Commentaires (2) |

Ingrid Betancourt, retour pour Noël | 05 décembre 2007

Ce matin, je lis sur le net que le gouvernement colombien propose à notre Président de la République d'aller à la rencontre des FARC. On dira ce qu'on voudra de ce dernier, mais il ne manque pas de courage, et s'il peut aller en Colombie sans risque, alors il ira. La situation devient plus qu'urgente, les clichés récents d'Ingrid Betancourt la montre amaigrie, ses lettres laissent transparaître un désespoir profond http://www.ingridbetancourt-idf.com/

Elle raconte, entre autres choses, qu'elle perd ses cheveux par poignées. Après cinq ans de captivité dans des conditions physiques et psychologiques difficiles, croit-elle encore en une libération possible ? de moins en moins certainement...

Comme la famille d'Ingrid, comme nombre de Français, j'attends beaucoup de Monsieur Sarkozy dans cette affaire. Il avait dit qu'"ils iraient la chercher s'il le fallait". Eh bien, c'est l'heure !

Que Ingrid soit de retour pour Noël. Que son cauchemar et celui de ses proches finissent. De même pour tous les otages, ses compagnons de galère.       

 

Publié par Sarvane à 08:12:37 dans Actualité | Commentaires (1) |

Marie Humbert, l’euthanasie pour Vincent | 04 décembre 2007

 

Un accident de voiture, un jeune homme de dix-neuf ans désarticulé conduit aux urgences, la famille qui ne sait rien et attend que l'on lui dise ce qu'il en est.

Une descente aux enfers sur trois longues années. Marie Humbert aurait pu continuer sa vie durant à s'occuper de son fils. L'amour incommensurable qu'elle lui vouait était inaltérable. Mais pour Vincent, ce n'était pas concevable. Du moment où les médecins lui annoncent que son état n'évoluera plus, il décide de mourir. Oui, mais comment quand on est aveugle, muet, paralysé ? Son unique lien avec les autres, c'est un pouce, un pouce pour communiquer avec sa mère, dicter des lettres pour le Président de la République, crier son désir de mort à la face du corps médical. Sa mère ne veut pas. Elle tentera de le raisonner, reculera l'échéance autant que possible.

S'il faut une loi pour l'euthanasie, c'est celle-ci : que les patients pour lesquels la médecine ne peut plus rien, pour qui la fin de vie consistera en un calvaire de tous les instants, alors, pour ceux-là, qu'on leur laisse leur dignité, le droit de rester maître de leur destin jusqu'au bout.                  

Car c'est bien là le cas de conscience posé. La France ne permet pas l'euthanasie et aucune loi n'autorise un médecin à exécuter la volonté d'un patient incurable et qui souhaite mourir.

Une loi humaine qui éviterait qu'une maman soit amenée à achever de ses mains la vie de son enfant :  http://www.loi-vincent-humbert.com/

 

 

 

Publié par Sarvane à 16:24:41 dans Actualité | Commentaires (4) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| >>

Tous les derniers titres