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Isabelle Ménétrier

Auteur, autrement

J'AI FINI MON PROCHAIN LIVRE !!! | 19 décembre 2007

Et voilà il est fini ! à l'instant ! ô joie ! ô excitation ! Il ne me reste plus qu'à le soumettre à mon éditrice. En espérant que... En me souhaitant que... Bref, rien n'est encore gagné ! mais je suis contente, le mot "fin" est là, tout en bas de la dernière page, en dessous de la dernière ligne.

Je n'entame plus rien avant 2008. Je suis en vacances !  

 

  

Publié par Sarvane à 15:10:17 dans Promo | Commentaires (6) |

Nicolas Sarkozy et sa petite amie | 18 décembre 2007

 

Notre Président de la République s'affiche en bonne compagnie.

Ne trouvez-vous pas que ces deux femmes répondent aux mêmes critères physiques ?

De Cécilia, la récente ex-femme à Carla Bruni, l'ancien top-model et chanteuse de temps en temps, il semblerait que Nicolas Sarkozy penche pour les dames d'une demi-tête plus grandes que lui, jolies sans plus mais avec une silhouette flatteuse et un visage aux traits fins. Exit la blondeur lumineuse de Laurence Ferrari ou le sourire radieux de Rachida Dati ! L'élue de son cœur, à la chevelure entre châtain clair ou châtain foncé, aura plutôt un rictus énigmatique à la Mona Lisa, lèvres minces et serrées. Son regard balaiera la foule sans s'y arrêter, ses yeux étirés sur les tempes, tel un chat froid et distant.

Tout le monde en parle mais au fond, je m'en fous autant que vous... et cela ne nous regarde pas.

Si on revenait à Ingrid Bettancourt ? Sera-t-elle rentrée pour Noël ? Combien de temps va durer ce froid ? y aura-t-il suffisamment de logements pour accueillir les sans-abris ? Et notre pouvoir d'achat ? va-t-il être revu à la baisse ? etc...

Publié par Sarvane à 14:11:35 dans Actualité | Commentaires (4) |

L'art de la critique | 13 décembre 2007

En novembre 2006, sortait mon recueil de nouvelles « D'amer et d'amour » chez Pietra Liuzzo Editions http://www.pietraliuzzo.fr/damerDamour.htm

Il y a donc un an, quasiment jour pour jour, je connaissais les premières impressions de lecteurs. Je me souviens de celles-ci, des bonnes comme des mauvaises. Et ce sont surtout sur ces dernières que je voudrais revenir aujourd'hui. Heureusement pour moi, je n'en compte que trois ! une féminine, deux masculines. Pour la femme, ses raisons évasives ne me permettent pas de m'étendre vraiment. J'en ai déduit à l'époque, qu'elle n'avait pas accroché aux thèmes abordés ni à la manière d'en parler. Pourquoi pas ? Je préfère encore ses raisons que celles avancées par ces messieurs. Pour l'un c'était « nul » sans appel et sans explication. Pourquoi pas ? Et pour le dernier... Ah ! le dernier !  

Il était venu m'avertir en ligne de la réception de mon livre, un samedi matin, vers 10h. A quatorze heures, il affichait déjà un commentaire sur son site. Quatre heures pour lire 400 pages. Soit. Si il l'avait vraiment lu, s'il avait vraiment étayé sa critique à partir de nouvelles ou de passages précis, s'il avait vraiment voulu émettre une critique et non pas critiquer tout court. Une dizaine de phrases pour me descendre sans s'appuyer sur quoi que ce soit, sans me citer un extrait. Après avoir lu ce pamphlet, j'en ai déduit que ce détracteur ne m'avait pas lu. Allez, parce qu'il a trouvé mon style imbuvable, je dirais qu'il a en parcouru les dix premières pages.

Critiquer c'est facile, rédiger une véritable critique sur un livre que l'on vient de finir, cela l'est moins ! Je le sais, c'est un art que je pratique sur mon blog Livres à découvrir. Quand je donne un avis, je l'explique, je m'appuie sur le livre que j'ai pris la peine de lire entièrement. Ah ! et puis je suis très classe, quand je n'ai pas aimé un auteur, je le passe sous silence. D'ailleurs, le trio cité ci-dessus n'est pas une poignée de lecteurs ordinaires. Il s'agit de trois écrivains en devenir. Suite à leurs remarques, j'ai voulu découvrir le dernier opus de chacun d'eux. Pour la femme, j'ai apprécié. Elle a même une critique sur mon blog. Il n'en a pas été de même pour les livres de ces messieurs. Pour l'un l'histoire est tellement bâclée, avec des personnages tellement caricaturaux et superficiels, c'en est insultant pour un lecteur. Et le second, c'est un tel fatras de fautes de syntaxes en tout genre, de lourdeurs dans la rédaction que c'en est également insultant pour un lecteur.

On dit que si la critique est aisée, l'art est difficile. Je ne me prétends pas « incritiquable », mais avec autant de virulence, par des personnes à ce point dénuées du moindre talent, je dois dire que je ne l'admets pas. A l'époque, parce que pour moi Internet est une détente, un loisir, je ne suis pas rentrée dans le jeu de la polémique. Et je ne le ferai pas aujourd'hui. Mais si un jour, vous êtes tentés d'acheter un bouquin dont la trame se situe en 1958 et 1970,  envoyez-moi un mail, je vous éviterais peut-être un achat inutile...      

Publié par Sarvane à 09:05:46 dans Promo | Commentaires (3) |

Mais z'encore ? | 11 décembre 2007

 

... Alain soupira. Il se doutait qu'elle lui réclamerait des éclaircissements à ce propos.
« Ce n‘est pas exact. Je ne le soupçonnais pas davantage que toi ou les parents de ta mère ; jusqu'à notre entretien hier après-midi ». Il soupesait ses mots. Sur le fil de cette relation naissante, il n'ignorait pas qu'il jouait avec sa carrière. Côté professionnel ou privé, aucune erreur ne lui serait pardonnée. « Je le sens fuyant. Il teinte ses réponses d'insolence et il m'a balancé son alibi d'un ton moqueur. Il me hérisse. Mais je contrôlerai ses dires et ça n'ira pas plus loin.
-        
Il a souffert plus que nous tous tu sais. Et il souffre continuellement.
-        
Ne t'inquiète pas. Je ne le traquerai pas si son emploi du temps m'est confirmé. Tu prends quoi en dessert ? ».
Ils ont avalé leur crêpe nappée de crème de marron puis sont repartis en direction de la mer. La marée avait monté, la plage de sable fin n'existait plus. Les vagues explosaient contre les remparts. La lune brillante accompagnait la balade des amoureux. Parvenu à sa voiture, Alain ouvrit la portière côté passager. Au lieu de s'effacer par galanterie, il enlaça la taille de Sophie ; la jeune femme tremblait ; leurs visages se rapprochèrent, ils s'embrassèrent en songeant confusément qu'ils n'appartenaient pas au même camp. Les évènements à venir promettaient d'être épineux... Il la reconduisit face au portail de son domicile. Au loin, sur le seuil de la maison, la silhouette de David se dessinait en ombre chinoise. Alain n'y prêta pas garde. Il proposa à Sophie qu'ils se revoient dès le lendemain.

« Il fait si beau, on pourrait retourner à Pentrez se baigner et visiter un peu le coin ?

-         Mais ton fils ?
-        
Je suppose que la baby-sitter ne refusera pas un extra sur le week-end... ».
Il se doit de préserver Noah. S'afficher au bras d'une femme autre que sa mère, il préfère s'abstenir pour l'instant. En son for intérieur, Sophie ne se sent pas capable d'affronter le regard d'un enfant. Il lui suffit pour le moment d'avoir une relation amoureuse. Connaître le petit garçon constituerait une belle avancée dans leur histoire. Chaque chose en son temps...
 
« Entendu, répond sophie. Tu passes me chercher vers quelle heure ?
-        
Je te téléphone demain vers dix heures trente pour te préciser. Cela dépendra si la baby-sitter est disponible ou pas.
-        
On fait comme ça ! ». Elle sortit du véhicule, se pencha à la fenêtre ouverte. « Merci pour cette merveilleuse soirée ». Il sourit : « On recommencera. Bonne nuit ».
Elle lui envoya un baiser du bout des doigts, son frère surgit auprès d'elle.
« Bonsoir Monsieur l'Inspecteur.
-        
Bonsoir David, murmura Alain.
-        
Au lieu de draguer ma sœur, vous devriez davantage vous occuper de votre enquête. C'est bien connu, dès qu'on a le dos tourné, les emmerdes pointent leur nez.
-        
 Et je suis censé comprendre quoi ?
-        
La femme de Boutin, j'crois qu'elle a eu un petit problème la nuit dernière ».

Publié par Sarvane à 10:03:33 dans Jouons ensemble ! | Commentaires (1) |

Education à 2 vitesses | 10 décembre 2007

 

VOYAGE EN ANGLETERRE (6èmes)
 

 Madame, Monsieur,
 Pour faire découvrir à nos élèves de 6ème quelques aspects de la vie anglo-saxonne, nous leur proposons un voyage dans le sud de l'Angleterre, aux dates suivants.....
 Prix du voyage : 330 euros, règlement en trois fois, soit :
110 euros avec votre coupon-réponse, pour jeudi 13 décembre,
110 euros pour le jeudi 31 janvier,
110 euros pour le jeudi 20 mars.
......
  

Ma réponse :

Madame, Monsieur, 

Je ne suis pas une contestataire. Je suis même plutôt un parent d'élève conciliant, ouvert et respectueux de l'école où vont mes enfants. Mais là, je ne peux demeurer ni impassible, ni silencieuse devant une telle ségrégation. Car c'est bien de cela qu'il s'agit.

A l'heure où la France râle devant un pouvoir d'achat trop lourd, une vie trop chère ; à l'heure où Noël pointe son nez et où les Français jonglent avec leur salaire moyen pour « quand même » pouvoir offrir une fête digne de ce nom à leurs enfants ; à cette heure-là donc, vous venez dire aux parents d'avancer 110 euros dans les cinq jours qui suivent. Vous nous prenez pour des « vaches à lait » ! Mais je suppose également que cela aidera à faire un tri, puisque, comme vous l'avez dit aux enfants sans le préciser dans votre note adressée aux parents, les places sont limitées, et que de toute façon, tous les élèves ne pourront pas être du voyage. Quel lamentable constat... Après une justice à deux vitesses, la santé à deux vitesses, l'école privée veut pratiquer l'ère de l'éducation à deux vitesses. Ce n'est pas cela que l'on attend de l'enseignement catholique ! où sont la notion de partage, de solidarité quand vous pratiquez une sélection par le « Dieu Fric » ?      

Et pour finir, je dirais qu'avant la quatrième, un voyage linguistique proposé à des sixièmes m'apparaît bien prématuré. Je doute que ces élèves ne soient capables de s'exprimer correctement dans une famille anglaise au bout d'à peine huit mois d'apprentissage de la langue. Sont-ils capables de demander où sont les toilettes, s'ils peuvent téléphoner à leurs parents, de dire qu'ils ont mal au ventre ou qu'ils ne savent plus retrouver leur chemin ?

Pour toutes ces raisons, ma fille ne fera pas ce séjour. Et durant la période où une partie de ses camarades s'en iront outre-manche, elle ne viendra pas grossir les rangs d'une classe temporaire qui devrait bosser pendant que d'autres s'amuseront. Elle restera à la maison où je me chargerai personnellement de ses devoirs. Dans toutes les matières y compris l'Anglais.

Publié par Sarvane à 11:19:54 dans Accueil | Commentaires (4) |

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