• Ne nous égarons pas

     

    Les Femen (Cuisse en latin) se veulent un mouvement de défense contre l'oppression faite aux femmes sous toutes ses formes, en montrant leurs propres formes... Du coup, l'action de Deborah De Robertis prêtait à confusion. Moi-même, je l'ai cru...

     

    Depuis dix ans, les FEMEN surgissent, dénudées, au cours de manifestations ou cérémonies touchant de près ou de loin à la condition féminine, qu'il s'agisse de dénoncer la violence conjugale, la prostitution, la pornographie, ou plus largement lorsqu'elles luttent pour une vraie démocratie ou dénoncent l'influence des religions dans les sociétés.Leur combat pourrait être celui de toutes les femmes si elles n'avaient choisi une méthode dérangeante, provocatrice, dans laquelle seules une minorité d'entre elles se reconnaissent. Evidemment, leurs actions subites, seins nus, marquent les esprits au point d'occuper l'espace médiatique télévisuel ou écrit. Un effet bref et percutant à leur image mais qui ne donne aucun résultat sur les causes qu'elles défendent.

    Le 15 décembre 2018 au cours de la manifestation Acte 5 des Gilets Jaunes, cinq jeunes femmes ont surgies de nulle part. Elles voulaient personnaliser notre Marianne. Le tableau, certes joli, a donné lieu à une série de photographies qui ont fait la une de tous les journaux et sites d'informations du net. La solidarité féminine a encore moins joué en faveur que d'habitude (si elle existait), lorsqu'un cliché est sorti, montrant une femme portant l'uniforme, en position guerrière, altière, droite, impassible, déterminée, les yeux fixés dans ceux d'une des ces scandaleuses.

    Ne nous égarons pas

    Telles sont prises qui croyaient prendre. Du moins pouvions-nous le croire jusqu'à ce que nous apprenions qu'il ne s'agissait pas d'une action des FEMEN mais de Deborah de Robertis, artiste luxembourgeoise, connue pour "des performances dénudées dans des lieux publics" dixit Wikipedia). Mea Culpa pour les Femen, pour une fois, hors de cause.

     

    Il n'en reste pas moins que c'est à cette femme-là que ressemblent les femmes françaises, quelle que soit leur couleur, leur âge, leur catégorie sociale ; qu'elles endossent un gilet jaune ou pas, qu'elles soient civiles, fonctionnaires, militaires. Que les activistes féministes exhibitionnistes se reboutonnent et peut-être alors, les femmes les suivront-elles. Car s'il y a, effectivement, des luttes à relever concernant la condition féminine, le combat ne doit pas être terni par des rires gras ou des soupirs exaspérés.

    Et il n'en reste pas moins que ce que veulent les femmes en majorité, ce sont considération, écoute et dignité. Ne nous égarons pas.


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