<< Un peu d'air | La mort injuste de Grégory | Interview Radio >>
Quand on a la vie devant soi, on ne songe pas à la mort.
Mais quand on est censé l'avoir devant soi la vie, mais qu'elle joue avec nous et notre corps depuis l'enfance, on y songe malgré tout.
Lorsqu'il faut se soigner à un âge où les autres font les fous, passent des nuits blanches et rempilent les journées sans ressentir la fatigue outre-mesure, on éprouve de l'injustice et une force de vivre plus forte que la leur.
Quand on n'ignore pas que ses jours sont comptés, qu'il faudra rendre son dernier souffle plus rapidement que la moyenne, on court après le temps de peur qu'il ne nous lâche.
On vit son destin à un rythme fou, on avance à une allure infernale, on savoure ses petites victoires, ses petits défis.
On fait la sourde oreille sur la souffrance, au pire on la baîllonne à coups de médicaments anti-douleurs, et on court, vite, vite...
Et puis vient le jour où l'on se sent fatigué, on s'arrête, on parle de prendre une année sabbatique. Pour pouvoir mieux revenir plus tard...
Mais on n'ira pas plus loin, la faucheuse débarque, prête à nous entraîner à sa suite. Trop tôt. Prématurément. Injustement.
On a vingt-trois ans, quarante-sept ans, cinquante-deux ans, parfois moins, parfois plus. Trop jeune ou pas assez vieux pour partir déjà. On se bat contre une muscoviscidose, un cancer, n'importe quelle saloperie. On perd, on gagne, on désespère, on s'accroche, on pleure, on rit.
On vit.
Vous appartenez à mon jardin secret, je vous aime, je vous admire, je vous soutiens, je prie pour vous.
Vous vous reconnaîtrez.
Publié par Sarvane à 09:53:50 dans Actualité | Commentaires (3) | Permaliens
08-05-2007 17:33
De Sarvane
Sujet:
Erreur Url: [Liens]
07-05-2007 09:51
De Asselain Marie Sujet:
merci
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