• A la vitesse de la lumière

    Javier Cercas se pose des questions sur la condition de l'écrivain. Doit-il s'engager ? et comment ? que peut-il dire ? dénoncer ? Entre autobiographie et fiction, A la vitesse de la lumière nous montre combien l'écrivain est un témoin de son temps et comment il peut écrire ce que les autres ne pourront jamais dire. Est-ce utile, nécessaire ? Telle est la question...

    A la vitesse de la lumière 

    …"Les gens normaux ou subissent la réalité ou en jouissent mais ils ne peuvent rien en faire, alors que l'écrivain si, parce que son métier consiste à transformer la réalité en sens, même si ce sens est illusoire ; c'est-à-dire qu'il peut la transformer en beauté, et son bouclier, c'est cette beauté ou ce sens… l'écrivain est un cinglé qui a l'obligation ou le douteux privilège de voir la réalité et c'est pourquoi un écrivain, quand il cesse d'écrire, finit par se suicider, parce qu'il n'a pas su se libérer de ce vice consistant à voir la réalité et qu'il se retrouve sans son bouclier pour s'en protéger… Et c'est pourquoi quand on est écrivain, on ne peut plus cesser de l'être, à moins qu'on ne décide de mettre sa vie en jeu… C'est vraiment un sale métier".

     


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